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le trophée presse citron {bnf

À l’occasion de la Semaine de la Presse et des Médias, l’École Estienne organise, en partenariat avec la BnF et la Mairie du 13e, la 7e édition du Trophée Presse Citron {BnF. Ouvert aux étudiant.e.s français.e.s et étranger.e.s, ainsi qu’aux dessinateurs.trices professionnel.le.s, ce concours a pour objectif de les rassembler afin de soutenir et de développer la liberté créatrice du dessin de presse.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

actualités

Le Trophée Presse Citron {BnF est organisé par l'École Estienne, en partenariat
avec la Bibliothèque nationale de France. Retrouvez l'exposition consacrée au Trophée Presse Citron {BnF 2020 dans le hall de l'École Estienne, accessible tous les jours de 9h à 17h.

Le Trophée Presse Citron {BnF est organisé par l'École Estienne, en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France.

Affiche Presse Citron {BnF 2020

illuMine : quand le dessin de presse s'invite chez les étudiants !

L'objectif premier du Trophée Presse Citron {BnF consiste à faire vivre le dessin de presse. Ainsi, nous avons pu parrainer pour la deuxième année consicutive l'événement illuMine qui propose aux élèves de l'UVSQ de découvrir le dessin de presse. Dès maintenant, téléchargez le dossier de presse d'illuMine pour en savoir plus !
Ils en parlent : lire l'article.

Atelier de dessin de presse animé par Pakman

Le lundi 02 mars 2020, 15 étudiants ont bénéficié du savoir-faire de Pakman pour dessiner leurs points de vue singuliers sur l'actualité - Polanski n'avait qu'à bien se tenir ! Découvrez en images cet événement inoubliable pour les étudiants, comme pour le dessin de presse.

Atelier de dessin de presse animé par Marie Morelle

Le mardi 03 mars 2020, des étudiants ont bénéficié du savoir-faire de Marie Morelle pour dessiner leurs points de vue singuliers sur l'actualité. Découvrez en images cet événement inoubliable.

Atelier de dessin de presse animé par Coco

Le mercredi 04 mars 2020, des étudiants venus de plusieurs Écoles d’Art ont bénéficié du savoir-faire de Coco pour dessiner leurs points de vue singuliers sur le thème "Vivre sans portable". Découvrez en images cet événement inoubliable.

Atelier de dessin de presse animé par Boll

Le jeudi 05 mars 2020, des étudiants ont bénéficié du savoir-faire de Boll pour dessiner leurs points de vue singuliers sur l'actualité. Découvrez en images cet événement inoubliable.

Atelier de dessin de presse animé par Le Renard

Le vendredi 06 mars 2020, des étudiants ont bénéficié du savoir-faire de Le Renard pour dessiner leurs points de vue singuliers sur l'actualité. Découvrez en images cet événement inoubliable.

Atelier de dessin de presse animé par Biche

Le lundi 09 mars 2020, des étudiants ont bénéficié du savoir-faire de Biche pour dessiner leurs points de vue singuliers sur l'actualité. Découvrez en images cet événement inoubliable.

Atelier de dessin de presse animé par Mykaïa

Le lundi 09 mars 2020, des étudiants ont bénéficié du savoir-faire de Mykaïa pour dessiner leurs points de vue singuliers sur l'actualité. Découvrez en images cet événement inoubliable.

Atelier de dessin de presse animé par Gabs

Le mardi 10 mars 2020, des étudiants ont bénéficié du savoir-faire de Gabs pour dessiner leurs points de vue singuliers sur l'actualité. Découvrez en images cet événement inoubliable.

Workshop de dessin de presse à la Fonderie de l'image

Du 09 au 13 mars 2020, des étudiants de la Fonderie de l'image ont dessiné leurs points de vue singuliers sur l'actualité. Découvrez en images cet événement inoubliable.

Entretien avec Françoise Petrovitch

Françoise Petrovitch est professeure à l’École Estienne. Elle est aussi une grande artiste, qui expose dans le monde entier. À travers sa peinture, elle révèle un monde ambigu & silencieux, souvent inquiétant, mêlant l’intime et le collectif, le quotidien et l’universel, explorant la disparition et la trace. Elle nous parle de Chloé GRANIER, coup de cœur du concours étudiant du Trophée Presse Citron {BnF 2020.

Manon HALABLIAN et Chloé GRANIER

À découvrir dans la rubrique "Les gagnants".

Le Chocolat des Français, partenaire du Trophée Presse Citron {BnF

Le Chocolat des Français contribue à faire vivre le Trophée Presse Citron {BnF sur les réseaux sociaux. Félicitations à @candice_ha_ ! Grâce à sa contribution à la diffusion de l'image du Trophée Presse Citron {BnF sur Instagram, elle a le privilège de pouvoir déguster le délicieux Chocolat des Français.

Les étudiants n'ont pas dit leur dernier mot !

Bien qu'il n'y ait qu'un Trophée Presse Citron {BnF et un Coup de cœur dans la catégorie Professionnels, les étudiants du Diplôme supérieur des Arts appliqués, mention Design & Stratégies de communication de l'École Estienne tiennent à célébrer le talent de chacun des participants en leur consacrant quelques lignes. Découvrez ces commentaires admiratifs envers nos gardiens de la liberté d'expression.

Mykaïa nous parle du Coup de cœur Presse Citron {BnF 2020 - catégorie Étudiants.

Découvrez ses propos ici et tout son travail sur mykaia.fr

Pakman nous parle de la grande gagnante Presse Citron {BnF 2020 - catégorie Étudiants.

Découvrez ses propos ici

Ateliers de dessin de presse pour les élèves de CM2

Pour la deuxième année consécutive, les élèves de deux classes de primaire se sont frottés au dessin de presse aux côtés des professionnels et des étudiants en art. Découvrez en images cet événement inoubliable pour les écoliers, comme pour le dessin de presse.

Les lots bien au chaud jusqu'à la fin du confinement.

Plein de vie mais lui aussi confiné, le Trophée Presse Citron {BnF n'est pour le moment pas en mesure de donner à chacun des gagnants sa récompense. Bon courage à toutes et à tous dans cette situation inédite : vos cadeaux sont impatients d'être à vos côtés !

Le blog de Cartooning for Peace partage les meilleurs dessins de presse réalisés à l'étranger sur le site du journal Le Monde.

Un éloge du Trophée Presse Citron {BnF !

Cette semaine, l'engagement des étudiants en DSAA DSC de l'École Estienne dans le cadre du Trophée Presse Citron{BnF est salué dans le journal Le Parisien. Un grand merci à Céline CAREZ dont les lignes nous montrent une fois de plus que l'événement tient le coup face à la situation inédite due à la Covid-19.

Un grand Merci à Félix FARJAS et David BATIGNE, tous deux étudiants dans les arts graphiques, pour leurs coups de crayon sarcastiques !

les gagnants

TROPHÉE PRESSE CITRON {BnF 2020

Dessin gagnant du concours Pro

Manon HALABLIAN | DNmade 2 Animation - Campus Fonderie de l'image

"Ce qui est le plus important pour moi dans un dessin de presse, c’est l’idée. J’aime aussi le trait évidemment, j’y suis sensible. Mais quand l’idée est bonne, le dessin le sera aussi très probablement." Lire l'entretien entier





COUP DE CŒUR 2020

Dessin gagnant du concours Pro

Chloé GRANIER | DMA 2 Gravure - École Estienne

"Le fait que je sois une femme ne doit être un facteur déterminant de ma place dans la hiérarchie ; être une femme reste toujours un problème d’actualité." Lire l'entretien entier





(RE)DÉCOUVREZ LES FINALISTES

TROPHÉE PRESSE CITRON {BnF 2020

Dessin gagnant du concours Pro

Diego ARANEGA

"Ma pratique du dessin de presse ne se nourrit paaaaas du tout de la BD. En fait, le seul point commun de ces deux activités, c’est que je scénarise à voix haute, pour entendre en temps réel la musique que les mots laisseront dans la tête du lecteur." Lire l'entretien entier





COUP DE CŒUR 2020

Dessin gagnant du concours Pro

JUIN

"Quand il y a eu les attentats en 2015, j’ai eu envie de défendre le dessin de presse ; il fallait que des dessinateurs rejoignent Charlie Hebdo pour que le journal continue." Lire l'entretien entier





(RE)DÉCOUVREZ LES FINALISTES

YUZU PRESS PRIZE 2020

Dessin gagnant du concours Yuzu

Arantzazu ESPI | Escuela de Arte y Superior de Diseño de Alicante, Espana

"The direction of the cesar awards regigns due the controversy about polanski and the criticism for lack of parity." Lire l'entretien entier





(RE)DÉCOUVREZ LES FINALISTES

LES LAURÉATS DU PRIX CHARLIE 2020

Dessin gagnant du concours Pro

CÉÈF

"Pour moi, c'est une passion nécessaire, un exutoire. Sans le dessin, la vie serait un peu plus compliquée à vivre." Découvrir Céèf dans la presse





Ensemble, continuons à faire vivre

le dessin de presse !

le journal de confinement

Pas question pour le Presse Citron d’abandonner le navire !

Le travail mené, pour la 27e fois, par les étudiants de DSAA2 DSC & leur équipe pédagogique, a donc, malgré les circonstances, pu être finalisé :
4 concours, richement dotés par nos partenaires & activement préparés par les étudiants, dont un p’tit nouveau, le Prix Charlie
8 ateliers de dessin de presse, animés par de grands professionnels, pour préparer tout ça
4 belles expos, dont une est actuellement accessible tous les jours de 9h à 17h dans le hall de l'École Estienne.
300 dessins reçus, réalisés par les étudiants des 120 écoles d’art françaises, dont 122 ont été sélectionnés
258 dessins concourant pour le Prix Charlie, sur le thème : « Vivre sans portable »
30 dessins venus du monde entier, sélectionnés pour le Yuzu Press Prize
les 130 meilleurs dessins d’actu publiés dans l’année, choisis par leurs auteurs
& un vote en ligne…


Rendez-vous donc à l’École Estienne pour y trouver, déployé en grand format, tout le talent des étudiants passionnés de dessin de presse et bien sûr celui des dessinateurs de Charlie Hebdo !

tribune

Le 30 avril, le dessinateur Chappatte publiait, dans Le Monde & sur le blog de Cartooning for Peace, un dessin très évocateur à propos de cette interminable attente.

Voici trois réactions face à ce « Redémarrage en cours ».

Dessin Chappatte

Mise en vertige

Quand j’ai découvert ce dessin de Chappatte, sur le site de Cartooning for Peace, j’ai tout de suite eu envie de le partager. Sans doute parce qu’il n’était pas drôle, tranchant ainsi avec l’imagerie habituelle du confinement, mais aussi parce que, sans avoir analysé pourquoi, il me dérangeait, me mettait en danger.

Les réactions n’ont pas traîné. Souvent étonnées : « T’as pas plus marrant ? », « Ouh la, t’as le blues aujourd’hui ! » ; parfois désenchantées : « Déjà que j’étais pas sûr de vouloir y retourner… » ; puis ce texte, de Jérôme Duwa, pensé dans l’émotion puis envoyé, très vite, avant que ne se dissipe le sentiment vertigineux de la solitude du confiné.
Du coup, bien obligée de me jeter à l’eau !

Rationnellement, j’ai commencé par essayer de pitcher la scène : dans un appartement cossu du centre-ville, plutôt bobo (les livres, le tableau de Hopper accroché au mur, lunettes, ordis, haltères…) un couple avec enfant vit un confinement paisible. En effet, chacun semble s’occuper, dans un négligé à peu près supportable.

Alors, la faille ? L’homme (encore une fois, c’est lui le héros) s’est désolidarisé d’un entourage, pourtant modelé à sa mesure, pour élargir son angle de vue : il s’est redressé, a franchi la distance qui sépare son écran de la fenêtre ; fenêtre qu’il regarde, bien sûr, comme un écran, qui lui-même lui renvoie un message de recet. Bloqué. La tuile. Rien d’autre à faire qu’à attendre, mais ça, tu le savais déjà. Prends ça dans la tronche, mon gars : si jamais tu croyais que ces deux mois à « rentrer en soi-même », te suffiraient à redécouvrir le bruit & la beauté du monde, tu repasseras.

Le pyjama, je ne l’ai même pas vu, ayant probablement intégré jusqu’à l’os le relâchement vestimentaire et la chevelure hirsute qui sont devenus notre lot à tous. Seule, la mise en abyme me donne le vertige : fenêtre, Hopper, écrans, smartphone… Du coup, rien ne me surprend plus : pas même le radiateur, devant la fenêtre, devenu laineux comme un mouton, ou bien la montre molle qui s’épand sur le bord de la table.

Réagissons. Revenons à une saine colère ! Moi aussi, la « distanciation sociale » m’étrangle. Mot impropre et dévoyé - car la distanciation est exclusivement brechtienne - assorti d’un qualificatif impropre. Ce qui nous est imposé, à notre corps défendant, c’est une distance physique, matérielle, en aucun cas une mise à distance sociale ; pourquoi pas socio-culturelle, tant qu’on y est !

Chappatte, t’inquiète : le redémarrage est en cours.

Luce MONDOR, créatrice du Trophée Presse Citron

Le monde et le pyjama

Parmi les éléments discriminants entre les individus, qu’il s’agisse de sujet féminin ou masculin, il en est un que nous avons trop longtemps négligé de prendre en considération avec tout le sérieux nécessaire : le pyjama. Il y a ceux qui en portent et ceux qui ne sauraient s’imaginer en revêtir.
Le titre Le monde et le pantalon étant déjà forgé, il me suffisait de le corriger en y glissant cet accessoire de la nuit qui a tendance à déborder sur le jour.

Rien de plus charmant, certes, que de voir Jeanne Moreau dans Jules et Jim encombrée du seul bagage de son pyjama de satin blanc maintenu par un cordon, courir jusqu’à l’auberge où elle va planter ses deux amants éberlués pour un troisième. Afin d’accomplir ce geste de vengeance propre à rétablir un équilibre précaire, le pyjama ostensiblement promené était l’arme idéale. Regardez-moi, regardez bien mon délicat pyjama et vous allez souffrir !

Bien à l’aise dans son pyjama, le personnage de Chappatte regarde dehors. Dehors ? Le mot fait désormais presque rêver. En vérité, ce n’est pas nouveau. Qu’est-ce qu’on appelle le dehors ? Ce qui s’oppose au chez soi, au quotidien, au banal, à cette pièce si familière. Ce chez soi tellement rassérénant où l’on laisse traîner ses peaux de banane sur la table commune. Famille, sport à domicile, univers étroit faussement protecteur. Quelques livres, dans cet intérieur, mais ils s’effondrent doucement sans que la négligence générale ne s’en préoccupe : les écrans absorbent toute l’attention. Mais on ne va pas se lancer dans un couplet technophobe ! Ô, les beaux lendemains de la digitalisation, de la dématérialisation généralisée, de la distanciation (mot affreux, même avant, quand il traduit en français une théorie théâtrale du grand Bertolt Brecht), de la déréliction sans appel…

Et qu’attend ce sympathique monsieur en pyjama en regardant par sa fenêtre grande ouverte ? Les bus circulent, quelques passants aussi, dans la rue juste en-dessous. Mais la réalité « mouline » comme on dit en prélevant ce terme au monde dévorant de l’informatique. Quelle réalité ? Celle d’avant sûrement. Si elle « mouline » dans le vide, cela signifie peut-être que cette réalité d’avant était en somme déjà le double de celle produite par nos écrans. Un simulacre. Vieille affaire philosophique.

L’automate en pyjama attend avec impatience de retrouver ce qu’il vient à peine de quitter en se levant de sa chaise. Ce monde visible, atteignable, maîtrisable, utilisable de la « disponibilité » totale, héritage de la modernité, comme l’a exprimé fortement dans un ouvrage récemment paru en français, le sociologue Hartmut Rosa.

C’est « en cours ». Le temps se dévide encore entre le moment où l’illusion de la disponibilité va à nouveau prévaloir et celui où l’on regarde, hagard, le monde en suspens, ses deux jambes prises dans son pyjama tire-bouchonné. Au fond, si un jour ce monsieur en pantoufles redevient comme avant, le pyjama reprendra sa place, en boule sous l’oreiller, comme avant. Un point c’est tout. Fini le vrai loisir de rester mal rasé, les yeux suspendus à l’indistinct. Mais, pour l’heure, le voilà encore avec son café fumant, dans l’expectative.

A-t-il pris le temps de regarder la reproduction qu’il a choisie lui-même chez Ikea pour décorer astucieusement son intérieur ? Pas sûr. Ses yeux l’ont parcouru bien des fois, ce tableau fameux d’Edward Hopper. Son titre : Automat (1927). Pour le voir en vrai, il faudrait aller dans l’lowa, au Des Moines Art Center. À oublier pour les prochaines vacances…

Comme l’homme en pyjama bleu, une femme plutôt élégante boit un café dans un lieu dédié à cet usage, mais le peintre l’a saisie alors que la nuit est déjà tombée. La grande baie vitrée derrière elle a dévoré le monde extérieur. On ne perçoit pas ce détail dans la copie qu’en donne Chappatte. S’y projettent, démultipliés, les demi-globes en verre des plafonniers qui éclairent la femme buvant seule son café, plongée non dans la nuit, mais dans ses pensées. Pour elle aussi, comme pour l’homme en pyjama, pas de solution de continuité entre le dedans et le dehors. Est-ce que c’est ça être seul ? Peut-être. On le saura bientôt.

Jérôme DUWA, professeur d’humanités modernes à l’École Estienne

La grande inconnue

À première vue, tu te dis « Pouah, la morosité du truc ! La mine du gars aussi grise que l’appart, les épaules aussi flagada que le pyjama. Ça sent le déprimé à plein nez… Et puis c’est quoi ce tableau à faire pleurer Mireille Dumas ?! ».

Tu zieutes un peu et tu captes direct la panoplie du Parfait Confiné : écrans à gogo, tapis de yoga et grignotage sans gras ni plaisir — cinq fruits et légumes par jour —. Ça sent la routine de pointe. Mon honnêteté de canapé me pousse à admettre que cette panoplie de survie est mienne depuis des semaines. Malheur ! Le dessinateur aurait-il croqué juste ?

Puisqu’on ne se cache rien, toi et moi, je t’avoue passer vite fait sur le décor un brin familier… Non, ce qui m’attire réellement, viscéralement si j’ose dire, ce sont ces quelques mots en lévitation à la fenêtre : « Redémarrage en cours ». Je relis : pas d’erreur, ce n’est pas : « Redémarrage programmé » ni même : « Redémarrage recommandé », non ! Je re-relis : « Redémarrage — en cours — ».

Mes synapses se mettent en branle. Y’a un truc qui se passe, là, sous mes yeux. Ça ressemble à une promesse. Vraie promesse ou mirage ? Un qui se serait incrusté au réveil, avant de se noyer dans le café. Ce qui est sûr, c’est que ça mouline, ça cogite, ça gamberge… Normal que ça rame un peu, « les circuits sont niqués, y’a un truc qui fait masse ». 60 jours de blackout à décrasser, alors patience ! Va pas faire tout bugger avec tes gros doigts pas réveillés. On reste calme, on se mire dans le marc et on attend.

Je t’entends d’ici : « On attend combien de temps ? ». Aaah ça, c’est la grande inconnue ! Profites-en pour te refaire une beauté, un petit apprêt pour l’Après, des fois que tu sois stalké plus vite que ton ombre.

« On attend quoi ?? » Si tu veux le savoir, pousse un peu plus loin : derrière le mantra, s’ouvre un dehors. Peut-être pas le plus glam ni le plus clinquant des dehors, mais un dehors quand même. Un nouvel horizon, bientôt pleine page.

Alors chère consœur, cher confrère de pyjama, « reset » risettes : ça va le faire !

Garance LEROUX, directrice de création — agence Nomen, chef de projet Presse Citron 2010




le dessin du jour

Paco Chevrier, dit « Chevi » : 19 ans, étudiant en 2e année d’illustration à l’École Estienne, sera-t-il le lauréat du Prix Charlie ?

Nous lui avons posé quelques questions sur son parcours & ses goûts.

Dessin Paco

J’ai toujours dessiné. Tout petit, je dessinais principalement Astérix et Obélix car j’étais fasciné par les Celtes ; je m’amusais à les recopier dans les bouquins d’histoire…

Ma passion pour le dessin de presse est arrivée plus tard au collège, j’ai d’abord commencé par découvrir les dessins de Plantu qui étaient facilement compréhensibles pour mon âge. Puis un peu plus tard lors des attentats du 7 janvier, j’ai commencé à lire et à admirer le travail de Cabu, Wolinski, Charb, Riss, Tignous, Coco et Luz. C’est à travers eux que j’ai découvert l’humour noir et subtil, le rire par le dessin et les messages politiques que le dessin permet de transmettre.

Puis je me suis mis à reproduire les planches de Cabu et de Tignous, sans forcément comprendre les messages politiques, mais ce n’est qu’au lycée que j’ai vraiment commencé à avoir une conscience politique et à produire de moi-même des dessins de presse.


Mes sources d’inspiration sont les estampes japonaises d’Hokusai ; les mouvements nabis et fauve m’ont aussi énormément influencé au niveau du traitement de la couleur et de l’élégance de la ligne. Je ne pense pas avoir encore de style bien défini et il serait un peu prétentieux de dire le contraire, étant donné que je suis encore en formation! J’expérimente et teste, je vois ce qui marche ou pas.

Luz, Coco, Riss, Joe Sacco, Catherine Meurisse et Matt Groening sont des auteurs que j’admire depuis mon enfance et mon adolescence, mais le dessinateur qui m’a le plus marqué et qui continue d’ailleurs à m’impressionner reste Luz car je trouve son trait vivant et très dynamique. Il arrive à faire passer des émotions et des ressentis à travers ses planches.

J’adore relire des anciens numéros de Charlie Hebdo car il y créait des doubles-pages magnifiques, pleines de couleurs et truffées de détails. D’ailleurs, j’adore tous les dessinateurs de Charlie. Ils m’impressionnent tous graphiquement : Félix pour les couleurs, Foolz pour ses idées, Coco pour la maîtrise de la plume, Biche pour ses dessins subtils et la typographie, Salch pour son humour et son trait dynamique, Vuillemin pour la conception de ses dessins en couleur et Juin pour sa maîtrise du pinceau et de l’aquarelle. J’ai été très intimidé par Riss et époustouflé par ses dessins : il a une vitesse d’exécution qui me laisse bouche bée et c’est surtout lui qui m’a appris à concevoir un dessin de presse et à le rendre compréhensible et drôle. Et ce n’est pas simple !


Je sais juste que le dessin de presse me prend aux tripes et que j’aimerais beaucoup en faire mon métier. Après, on verra ce qui se passe : l’avenir nous le dira…

ils parlent de nous !

Le Trophée Presse Citron {BnF fait parler de lui. Même en période de confinement !



À propos des trophées :

Bibliothèque nationale de France

France Cartoons (page 39)

Le Figaro

Actualitté

Art Critique

La newsletter des Humoristes (mai)

Le Parisien

À propos du Prix Charlie :

Charlie Hebdo

Atlantico

CB News

Europe 1

France Info

Le Figaro

Ouest France

Sud Ouest

Le Parisien LAURÉATS

France info LAURÉATS

Hamburger Abendblatt LAURÉATS (allemand)

À propos d'illuMine :

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